Les diverses formes de méditation de Pleine Conscience

Etre en pleine conscience signifie ‘être avec’ l’action que l’on effectue, quelle qu’elle soit.

La Pleine Conscience est un état d’esprit de présence à soi-même, s’exprimant dans tous les actes de la vie quotidienne.

Cette attention et présence d’instant en instant consiste à ne pas se projeter dans le passé ou dans le futur ; mais à rester dans le moment présent, ici et maintenant. On pourrait dire rester pleinement présent.

La pleine conscience est un état de présence.
Or, toute méditation est aussi un état de présence.
En un mot, toute méditation repose sur la pleine conscience.

Toutes les méditations ci-dessous sont de formes et d’approches différentes. Cependant, elles sont toutes basées sur la pleine conscience ; elles servent à devenir pleinement présent à soi-même.

 

La méditation ‘religieuse’ de pleine conscience : liens culturels et traditionnels

La méditation en lien avec une culture

C’est une méditation dont la pédagogie d’enseignement et d’approche repose sur :

  • une compréhension,
  • des images et
  • des métaphores propres à une culture.

Par exemple, la méditation tibétaine utilise le terme  ‘démons‘ pour parler de nos émotions conflictuelles ; ou ‘d’esprit avide‘ pour indiquer que quelqu’un a la sensation de manquer de quelque chose.

Si l’on veut apprendre la méditation dans ce cadre, on va dans des temples ou on effectue des retraites dans des lieux isolés. Par ailleurs, il faut connaître la culture et la tradition bouddhiste pour comprendre les enseignements ; pour cela, il est nécessaire de quitter sa propre culture occidentale contemporaine et ses propres repères.

Ainsi, la démarche et le sens profond de ces pratiques ne sont pas toujours compris quand elles passent de l’Orient à l’Occident. Pourtant, ce sont des enseignements très profonds et issus de connaissances inégalées jusqu’ici.

 

La méditation laïque de Pleine Conscience : enseignement laïc, cadre bouddhiste

Le premier à avoir associé le terme ‘méditation’ avec ‘pleine conscience’ est Thich Nhat Hanh. C’est un maître de méditation zen, d’origine vietnamienne ; il est arrivé en France au milieu des années 1960, où il a trouvé asile politique.

Thich Nhat Hanh a proposé des enseignements bouddhistes aux Occidentaux qu’il a basés sur une compréhension et des repères adaptés à la culture occidentale. En un mot, pour la première fois, un maître de méditation proposait aux Occidentaux une approche laïcisée de la méditation.

Aujourd’hui, ces enseignements sont dispensés dans son village, le Village des Pruniers, avec des possibilités de retraite s’adressant aux méditants du monde entier.

Cependant, pour suivre ces enseignements, il faut avoir envie de se retirer de la vie quotidienne le temps d’une retraite, pour vivre en groupe ; une vie avec des règles communautaires, sous la direction des moines et des nonnes du village.

 

La méditation de Pleine Conscience MBSR – Mindfulness : approche laïque médicale

Ensuite, en 1979, le professeur de médecine américain Jon Kabat-Zinn mit sur pied un programme dans des cliniques spécialisées pour réduire le stress ; il inclut la méditation dans un cadre thérapeutique et médical. Ce programme s’appelle MBSR ou Mindfulness Based Stress Reduction : réduction du stress basée sur la pleine conscience.

En France, le MBSR est relayé par Christophe André, psychiatre à Sainte Anne ; et aussi Matthieu Ricard, interprète du Dalai Lama.

Tous les acteurs de la méditation de pleine conscience la promeuvent comme anti-stress, anti-dépression, anti-burnout, et autres bienfaits purement biologiques.

Le MBSR forme uniquement des professionnels de santé (médecins, kinésithérapeutes, psychologues), et certains acteurs du secteur socio-éducatif, à cette forme laïque de la méditation. Les personnes bénéficiant du programme MBSR regrettent souvent d’être accompagnées au début puis vite laissées à leur sort. Sans aide, elles finissent par arrêter la méditation.

Quant au Dalai Lama, il communique au journal l’Alsace son incompréhension à voir la méditation réduite au secteur médical : « L’autre difficulté est la vision occidentale de la méditation de pleine conscience. Pour le chef spirituel des Tibétains, il s’agit là du niveau le plus bas, de la porte d’entrée dans l’immense espace de la méditation. Les études visant à montrer son efficacité pour combattre la douleur ou la dépression, ou encore pour adoucir le vieillissement, le laissent d’ailleurs perplexe. D’abord parce que selon lui, le lien entre douleur (physique) et souffrance (morale) n’est pas forcément évident. L’une peut exister sans l’autre et vice versa. D’autre part, pour lui, diminuer la douleur physique ne suffit pas : ‘Il faut aussi aller plus loin, dans un contrôle des émotions négatives, en changeant de point de vue. Sinon l’émotion va dominer la pensée.’ » (lire la source)

 

La Relaxologie de Pleine Conscience : vers une approche laïque et de relation d’aide de la méditation

Voilà ce que dit rechercher le grand public aujourd’hui : des formations simples mais sérieuses et efficaces, avec un langage laïc et contemporain adapté à sa culture, pour pouvoir comprendre, s’approprier et intégrer ces connaissances. La méditation dispensée doit lui permettre de ne pas renoncer à son mode de vie ; elle doit aussi respecter ses propres valeurs et convictions.

Il veut inclure sa démarche dans son quotidien. C’est-à-dire que cette méditation doit l’aider à optimiser le bon fonctionnement du corps et de l’esprit. Ainsi, il atteint un équilibre naturel consistant à être bien dans sa tête et dans son corps.

Mais cette démarche ne doit pas être cantonnée à un bon fonctionnement des ressources physiologiques : elle doit lui permettre, en plus, d’atteindre un bien-être et une sérénité au quotidien.

Ainsi, la méditation doit proposer un moyen de partage de ses expériences et de vérification du bon déroulement de ses progrès vers son bien-être.

C’est tout cela que propose la Relaxologie de Pleine Conscience. On peut accéder à ses bienfaits avec des séances en cabinet, avec un Relaxologue professionnel de Pleine Conscience.

Ou bien, on peut suivre une formation de bien-être :

  • pour bénéficier d’une pratique pour soi, pour ses proches,
  • ou pour en faire un métier antistress et de relation d’aide.